Français(e), Européen(ne) et citoyen(ne) du monde

Une France au service de l’unification de l’Europe et de la résolution des grands problèmes qui affectent l’humanité

Quand on aime la France, qu’on a été nourri de son histoire si riche en rebondissements, de la conquête de César à Clovis, Charlemagne, Louis XIV, Napoléon et Charles de Gaulle, en passant par la Renaissance et la Révolution, on se demande comment la conduire, avec détermination mais avec sagesse, dans un monde qui présente beaucoup d’incertitudes, de dangers mais aussi d’opportunités.

poupees© Ph. Mazuel 2016

Alors, il faut commencer à réfléchir en utilisant l’image des poupées russes : la France est une poupée qui se situe à l’intérieur d’une poupée plus grande, l’Europe, logée elle-même dans une poupée encore plus grande, la planète. Si l’on endommage une des poupées extérieures, la terre ou l‘Europe, la poupée France est inévitablement affectée. Ce qui signifie que lorsqu’on aime vraiment la France, on ne peut pas se contenter de dire : Enfermons-nous derrière nos frontières, retrouvons notre “souveraineté” et tout ira mieux. Non, si le monde va mal, si l’Europe va mal, nous aurons mal nous aussi. Inversement, si les poupées Europe et monde vont mieux, nous irons mieux nous aussi.

Quelques exemples :

  • Le réchauffement climatique : le mois de juillet 2015 a été, dans l’ensemble du monde, le plus chaud depuis 1880 ; comment peut-on imaginer un instant être protégé par des frontières des violents dérèglements climatiques de notre planète ? Nous voyons d’ailleurs régulièrement que nous ne le sommes pas.

20160505_earthhands_cocoparisiennePixabay

  • Il en est de même de la pollution des terres et des océans, de la surpêche, du braconnage des éléphants, des rhinocéros et des grands félins, de la disparition des abeilles, des batraciens, de la destruction des forêts primaires et de toutes ces actions humaines qui mettent en péril la biodiversité et donc, à terme, l’humanité elle-même.

 

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  • La crise du Proche-Orient : les catastrophiques interventions anglo-américaine de 2003 en Irak et franco-britannique de 2011 en Libye, ainsi que la guerre civile en Syrie, ont totalement déstabilisé ces pays et ouvert des boulevards à l’islamisme radical. Il en est résulté une augmentation drastique des attentats terroristes et du nombre de migrants. Là encore, les conséquences pour la France sont directes et d’une importance majeure.

Outre les dangers ci-dessus évoqués, le futur va nous confronter aux défis de la croissance démographique mondiale, notamment en Afrique, de la raréfaction de l’eau douce, de l’élévation du niveau des mers (conséquence de la fonte des glaciers) etc..

Quand on prétend être candidat à la présidence de la République, on ne doit pas présenter aux citoyen(ne)s des solutions simplistes pour essayer de les séduire, mais faire appel à leur intelligence pour les sensibiliser aux vrais problèmes qui se posent ou vont se poser à leurs enfants et trouver avec eux les meilleures solutions.

Ces solutions ne peuvent être que collectives et coordonnées.

C’est pour cela que des hommes inspirés ont lancé le processus d’intégration européenne, il y a 2/3 de siècle (1950). Pour substituer à nos empires coloniaux perdus (et il était logique et légitime que nous les perdions), une puissance nouvelle plongeant ses racines dans l’empire romain et celui, “franco-allemand”, de Charlemagne qui recouvrait, à peu de choses près, l’Europe des Six que nous avons créée en 1950 (moins la Bretagne et le sud de l’Italie mais avec la Catalogne en plus).

Contrairement à une opinion très “tendance”, je reste convaincu que la France a plus que jamais besoin d’Europe. Dans un monde de 7,4 milliards d’habitants, les 67 millions de Français représentent 0,09 % de la population globale. Dans 14 ans, en 2030, nous ne pèserons plus que 0,08 % de la population planétaire (8,5 milliards). Si nous allons plus loin dans notre unité avec l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Bénélux, pour ne citer que nos voisins immédiats, nous devenons, avec 275 M. de citoyen(ne)s, la 4ème puissance démographique au monde après la Chine (1,4 Md), l’Inde (1,3 Md) et les Etats-Unis (323 M.), au coude à coude avec l’Indonésie (259 M.) et loin devant le Brésil (205 M.), le Pakistan (193 M.) et la Russie (144 M.).

Force est de constater que nombre d’anciennes grandes puissances européennes sont devenues, à l’échelle mondiale, de petits acteurs. C’est le cas de la Suède, de l’Espagne, du Portugal, des Pays-Bas, de l’Autriche. Suite au Brexit, le Royaume-Uni pourrait se retrouver amputé de l’Ecosse et relativement marginalisé. Nous, Français(es), voulons-nous suivre le chemin du déclin politique, et nous retrouver à la merci de forces beaucoup plus puissantes qui ne nous feront pas de cadeaux, ou bien construire avec nos cousins européens une nouvelle puissance, fédérale ?

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Pour moi, il n’y a pas à hésiter plus longtemps, face à tous les défis et à toutes les menaces qui nous assaillent. Voilà pourquoi je suis déterminé à construire La République européenne, union politique qui rassemblera les pays de l’Union européenne qui ont envie d’aller de l’avant.

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L’actualité nous le prouve chaque jour : les grands problèmes et enjeux de notre génération sont européens, voire mondiaux. De la crise grecque au combat contre le terrorisme en passant par la lutte contre le réchauffement climatique ou la crise des réfugiés, les solutions doivent être pensées à l’échelle européenne pour convaincre le reste de la planète.

« La France ne peut être la France sans la grandeur », écrivait Charles de Gaulle.

Pour notre pays, aujourd’hui, la grandeur consisterait à s’engager fortement, en étroite collaboration avec nos partenaires européens, notamment l’Allemagne, et en impliquant la jeunesse, au service de l’unification du continent européen et de la résolution des grands problèmes qui affectent l’humanité.

Ainsi la France millénaire pourrait-elle démontrer qu’il est possible de concilier harmonieusement l’attachement à sa patrie, sa nationalité, avec la qualité de citoyen européen et, aussi, sur certains sujets d’intérêt global comme le réchauffement climatique, l’accès à l’eau ou le maintien de la paix, avec celle de citoyen du monde.

Londres, 18 juin 2016 : hommage au Général de Gaulle à Carlton Gardens, siège de la France Libre, en présence de Roger CASALE, président fondateur de NEW EUROPEANS.

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A propos de LaPrimaire.org

Cet article fait partie d’une série d’articles présentant mon projet politique exposé dans le cadre de LaPrimaire.org. LaPrimaire.org est une primaire citoyenne démocratique et ouverte dont le but est de faire émerger une candidature citoyenne forte pour les élections présidentielles de 2017. Vous pouvez retrouvez tous mes articles et mon profil sur ma page candidat (Philippe Mazuel).

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