La boussole de la France, c’est sa devise

Redonnons des couleurs à notre devise, redonnons de la vivacité à nos couleurs !

Création : Marion Dournel pour PACE

Pourtant riche de talents, de savoir-faire, de créativité, la France est confrontée à une crise qui n’en finit plus : crise économique, bien sûr, mais surtout crise de confiance en soi et en l’avenir. Elle ne sait pas où elle va et on a l’impression, probablement fondée, que ses dirigeants politiques ne le savent pas non plus.

Pour moi, la direction est claire. Je veux :

  • une France équilibrée,
  • fidèle à ses valeurs,
  • acteur majeur d’une “République européenne” qui protège les citoyen(ne)s européen(ne)s et s’implique fortement dans la résolution des principaux problèmes affectant l’humanité.

J’ai commencé à traiter, dans les articles précédents (1), le 3ème volet de cet objectif, celui concernant le cadre européen dans lequel notre pays doit inscrire son avenir. Au fil des articles, j’essaierai de dessiner ce que j’entends par “une France équilibrée”.

Je me concentrerai donc ici sur la première partie de l’objectif : une France fidèle à ses valeurs.

Une France fidèle à ses valeurs, c’est une France qui s’interroge sur le contenu à donner à sa belle devise « Liberté, égalité, fraternité » en ce début de 21ème siècle. Car c’est précisément en lui étant fidèle qu’elle retrouvera son équilibre social, économique, écologique, territorial, et sa stabilité politique.

Pourquoi ? Parce que ces trois mots liberté, égalité, fraternité sont suffisamment forts pour nous servir de guides, de garde-fous, et suffisamment ouverts pour nous permettre d’adapter leur contenu aux besoins de notre temps.

La liberté

Défendre résolument nos libertés et en étendre le champ

La liberté guidant le peuple, par Eugène DELACROIX (Musée du Louvre)

La seule sonorité de ce joli mot, Li-ber-té, donne envie de se lever, d’entonner la Marseillaise et de se battre contre les nouvelles « tyrannies ».

Aimer qui l’on veut, choisir et révoquer ses dirigeants politiques, croire ou non en un dieu, créer, s’exprimer, manifester, caricaturer, voilà quelques-unes des libertés pour lesquelles nous devons nous battre sans concessions, sans relâche, contre les autoritaristes, les obscurantistes, les traditionalistes et… les lâches.

Dans le contexte actuel, il est essentiel de rappeler que s’il est vrai que les citoyen(ne)s ont besoin de sécurité pour pouvoir vivre librement, il faut néanmoins préserver un juste équilibre entre les contraintes de la sécurité et les libertés individuelles. Sans jamais oublier que c’est un philosophe français, Montesquieu, qui dans la foulée de l’Anglais John Locke, théorisa le principe fondamental de séparation des pouvoirs, entre pouvoir législatif (le Parlement, chargé de voter la loi), pouvoir exécutif (le gouvernement, chargé de faire exécuter la loi) et pouvoir judiciaire (la justice, chargée de veiller à ce que la loi soit respectée, y compris par les dirigeants).

Nous sommes tous émus et en colère lorsqu’une personne passée entre les mains de la justice, puis libérée, commet un crime odieux. Mais nous ne devons pas nous départir pour autant du respect du juge et de ses décisions car rendre la justice est un art difficile. Si nous le voulons, durcissons certaines sanctions dans le code pénal ou modifions certains points du code de procédure pénale mais, pour l’amour de la liberté, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

J’ajouterai que le respect d’un juste équilibre entre liberté et sécurité est indispensable pour avancer sur le chemin de l’unité politique européenne. Pour ne prendre que l’exemple de nos cousins allemands, leur expérience funeste du nazisme les a rendus très vigilants sur la question des libertés individuelles. C’est une bonne chose. Alors, défendons-nous et défendons nos valeurs, OUI, fermement, OUI, en y mettant les moyens qu’il faut, OUI, mais dans le respect de la Liberté.

Car comme nous l’a transmis le peintre Eugène Delacroix, c’est la liberté qui doit guider le peuple, nous guider. Non la peur.

Quels sont les espaces de liberté à conquérir ou reconquérir ? Ils sont nombreux, mais à ce stade j’en citerai deux :

  • la liberté de créer est aujourd’hui freinée par l’excès de normes et de charges qui pèsent sur les créateurs, notamment dans le domaine économique, mais aussi associatif ;
  • la liberté d’expliquer sa situation à un fonctionnaire qui va prendre ou a pris une décision à votre encontre est quasiment annihilée par la numérisation et la dépersonnalisation des administrations : on a de plus en plus affaire à des machines, non des personnes douées d’intelligence et de sensibilité.

Ces situations sont insupportables et doivent être corrigées.

L’égalité

Remettre en marche l’ascenseur social

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Des trois fleurs de lys de notre devise, la plus difficile à faire s’épanouir est l’égalité. L’égalité théorique des droits est une réalité dans notre pays, sauf exception, mais elle ne saurait suffire à compenser les inégalités de situation liées à l’hérédité, à l’environnement familial affectif et culturel, à la fortune, aux diverses formes d’intelligence, à la maîtrise ou non de certains codes sociaux.

Voilà pourquoi je mets en avant le concept de Révolution pacifique. Parce que je suis convaincu, comme la plupart des Français(es), que l’instruction est la clé d’une plus grande égalité. Il appartient aux parents d’éduquer leurs enfants mais il revient à la collectivité, en liaison avec la famille, de les instruire, de repérer leurs talents et de les aider à les développer, de leur ouvrir des portes, des fenêtres, de les inviter à se dépasser, de leur donner les codes qui leur permettront de se frayer un chemin dans la société.

C’est pour cette raison que le chantier n° 3 de la Révolution pacifique consiste à « consentir un effort exceptionnel et soutenu en faveur de l’enseignement primaire, afin de donner plus de chances aux enfants et d’en faire des citoyen(ne)s à part entière ».

Le rôle des institutrices et instituteurs est fondamental dans la formation intellectuelle et civique des enfants, en complément du rôle des parents. Je ne serais probablement pas ce que je suis sans cette institutrice, admirable, que j’eus en primaire à l’école communale de Montolivet, à Marseille, Madame Dartois. C’est aussi en souvenir d’elle que je mène ce combat.

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Les mesures que je préconise sont les suivantes :

  • augmenter de façon significative la rémunération des institutrices et instituteurs afin de rendre leur métier plus attractif et d’attirer les meilleur(e)s candidat(e)s ;
  • utiliser les méthodes pédagogiques les plus interactives pour enseigner les fondamentaux en français, en calcul et dans une seconde langue européenne ;
  • rendre l’école effectivement OBLIGATOIRE pour tous les enfants présents sur le territoire, dès la maternelle. On voit dans nos villes, en pleine journée, des enfants qui font la manche; cette situation, au nez et à la barbe des autorités, n’est pas tolérable.

La qualité pour tous de l’enseignement primaire est le socle sur lequel se construit l’égalité. Mais elle ne suffit pas : à chaque étape de la formation physique, intellectuelle et psychologique d’un jeune, nous devons nous demander comment maximiser ses atouts, ses chances.

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Je prendrai quelques exemples :

  • le développement d’internats de qualité ;
  • la mise en place “ d’ateliers de construction du projet professionnel ” de nos jeunes lycéens ;
  • l’accès aux stages dans le secteur public ;
  • l’accès aux écoles de commerce ;
  • l’ouverture vers l’Europe ;
  • la confiance en soi grâce au dépassement de soi.

Le développement d’internats de qualité

Beaucoup de jeunes de milieux modestes ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions. L’Etat et les collectivité territoriales doivent pouvoir proposer aux parents des internats de qualité afin de répondre à ce souci.

La mise en place “ d’ateliers de construction du projet professionnel “ de nos jeunes lycéens.

Il s’agirait, dès la 3e, d’aider les jeunes à construire patiemment et sans pression, jusqu’à la terminale, leur projet professionnel. Peu importe s’ils en changent chaque semestre, peu importe s’ils sont trop ambitieux ou pas assez… Il faut leur permettre de mettre eux-mêmes en perspective leur vie future et d’en devenir les acteurs. Pour cela il leur faut des modèles, des rencontres, des découvertes.. mais aussi un suivi, des conseils à mettre en oeuvre grâce de courtes conférences thématiques, des interventions avec de professionnels passionnés et.. des tuteurs adéquats. L’objectif n’est pas de déterminer des choix définitifs dès la 3e, mais d’encourager la réflexion d’un jeune sur les moyens dont il dispose, sur ceux dont il devra se doter, sur le sens de ses études et orientations successives. Concrètement chaque élève compilerait, sur une page Web personnelle et confidentielle, ses réflexions, ses découvertes, ses choix, ses documents, sous la houlette d’un tuteur qu’il pourrait rencontrer régulièrement.

L’accès aux stages dans le secteur public

Pour limiter l’impact du “piston”, il faudrait confier l’attribution des stages dans les administrations à une petite agence qui recevrait les offres et les attribuerait aux candidat(e)s en fonction de critères objectifs.

L’accès aux écoles de commerce

Les écoles de commerce, qui ouvrent les portes des emplois d’encadrement dans les grandes entreprises, sont très chères, excluant de ce fait beaucoup de jeunes. Il convient d’encourager toutes les initiatives permettant de rendre la scolarité dans ces écoles accessible aux plus modestes et, en complément, derenforcer la filière publique en management composée de 31 IAE (Instituts d’administration des entreprises). Je propose notamment que nos ambassades aident les IAE à renforcer la dimension européenne et internationale des études, à moindre coût.

L’ouverture vers l’Europe

Très utile pour augmenter ses chances dans la vie professionnelle, cette ouverture doit être apportée à un maximum de jeunes. Dans notre livre “Donne une voix à l’Europe”, page 41, nous avons proposé d’étendre le programme ERASMUS à tous les jeunes, quel que soit leur niveau d’études, et de leur attribuer un crédit kilométrique ferroviaire — carte de train gratuite — à utiliser en Europe entre 17 et 25 ans. Nous avons aussi demandé que le doublage des films, à la télévision, soit remplacé par du sous-titrage afin de faciliter, dès le plus jeune âge, la familiarisation avec les langues européennes. De nombreux pays ont recours à ce sytème, avec succès.

La confiance en soi grâce au dépassement de soi

Une bonne éducation ne consiste pas seulement à transmettre des savoirs : elle doit inclure le développement de la confiance en soi au travers du dépassement de soi. C’est tout d’abord dans le sport que l’on apprend à être “bien dans sa peau” et à se dépasser. Il doit donc tenir une place importante dans l’instruction et les cursus scolaires et universitaires. Le service militaire offrait autrefois aux jeunes gens la possibilité de se mettre au défi et de réaliser que l’on peut toujours se dépasser, que les limites sont le plus souvent dans la tête. J’entends redonner cette chance aux jeunes des deux sexes au travers d’un service militaire ou civique qui inclurait une composante sportive significative.

La fraternité

Trouver le juste équilibre entre solidarité et responsabilité

La solidarité, morale ou matérielle, est la traduction du concept de fraternité. Elle intervient lorsqu’une personne se retrouve en situation difficile.

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La solidarité entre citoyens aisés et citoyens pauvres, jeunes et anciens, bien portants et invalides, entre régions, entre la communauté nationale et les citoyen(ne)s affectés par une catastrophe (ex : climatique pour les agriculteurs), est un élément constitutif de notre civilisation. Nous devons tout faire pour le préserver et utiliser nos ressources limitées de la façon la plus efficace possible, sans décourager ceux qui contribuent au financement de cette solidarité. Ils doivent avoir la conviction qu’elle est organisée de façon optimale et équitable, et qu’elle s’accompagne d’une mise en responsabilité des bénéficiaires, autant que possible.

La solidarité doit aussi tenir une place importante aux plans européen et international. Pour l’Europe, je pense évidemment à la Grèce. C’est la raison pour laquelle je souhaite que la République européenne que j’appelle de mes voeux dispose d’un budget significatif (3 à 5% du PNB, pour commencer) afin de pouvoir intervenir assez puissamment pour corriger des déséquilibres régionaux, pour aider les pays européens périphériques à valoriser leurs atouts. En ce qui concerne la solidarité vis-à-vis d’autres pays du monde, voir ci-dessous l’article intitulé “Vers une diplomatie pacifique”.

N’oublions jamais que la solidarité, que ce soit au plan national, européen ou international, est essentielle pour la stabilité politique et économique, et donc pour notre sécurité et notre prospérité.

14 juillet 2016 en Provence : entre drapeau tricolore et drapeau étoilé, Roxane REVON et moi célébrons à la fois la fête nationale et notre qualification dans le cadre de LaPrimaire.org, .

(1) Article n° 1 : Français(e), Européen(ne) et citoyen(ne) du monde — Article n° 2 : Construire la République européenne — Article n° 3 : Vers une diplomatie pacifique.

A propos de LaPrimaire.org

Cet article fait partie d’une série d’articles présentant mon projet politique exposé dans le cadre de LaPrimaire.org. LaPrimaire.org est une primaire citoyenne démocratique et ouverte dont le but est de faire émerger une candidature citoyenne forte pour les élections présidentielles de 2017. Vous pouvez retrouvez tous mes articles et mon profil sur ma page candidat (Philippe Mazuel).

Vers une diplomatie pacifique

S’engager avec force, avec nos partenaires européens, dans unediplomatie pacifique au service de l’humanité

Depuis des années, la France s’est engagée sur de nombreux théâtres d’opérations militaires avec des résultats parfois catastrophiques sur le plan politique (ex : Libye).

Son plus grand succès récent est sans doute l’accord de Paris à l’issue de la COP21 (conférence sur le climat), en décembre 2015. C’est la preuve que lorsque notre pays, en travaillant étroitement avec ses partenaires européens, se consacre aux grands enjeux de son époque, il est capable d’obtenir de beaux succès.

Engageons-nous avec force pour une diplomatie pacifique ambitieuse ! Ce serait l’honneur de la France et de l’Europe que de mettre leur diplomatie, de haut niveau, au service des grands problèmes de l’humanité.

D’autant que l’on peut, autour des engagements proposés ci-dessous, créer un très grand nombre d’emplois en Europe et dans les pays en développement, contribuant ainsi à lutter contre le chômage, réduire les migrations économiques et offrir des expériences extraordinaires à beaucoup de jeunes Français et Européens.

  1. S’engager avec l’Union européenne, et demain avec La République européenne, pour l’accès de tous les pays africains, surtout les plus pauvres, à l’eau potable, l’électrification propre, et la souveraineté alimentaire.
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2. S’engager pleinement, avec nos partenaires européens, dans la protection et la dépollution des océans, et en particulier le nettoyage des «mers de plastique» et du désormais tristement célèbre 7ème continent.

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Aujourd’hui, il y aurait 150 millions de tonnes de déchets en plastique dans les océans. La fondation Ellen McArthur nous alerte sur le fait qu’en 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans. Cela menace de façon évidente l’écosystème et l’humanité. Il est temps d’agir, d’autant que la France a le deuxième domaine maritime au monde.

3. S’engager avec force pour la sauvegarde des espèces animales et végétales menacées.

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Selon l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), au moins un oiseau sur 8, un mammifère sur 4 et un amphibien sur 3 sont menacés. 15 à 37% de toutes les espèces sont vouées à l’extinction d’ici 2050 à moins que des actions de conservation de large ampleur ne soient entreprises de manière rapide et durable.

Cette disparition des espèces réduit la biodiversité, c’est-à-dire la richesse du patrimoine naturel, et menace le fonctionnement des écosystèmes.

L’impact sur l’humanité et sur son mode de vie est alarmant : difficultés d’approvisionnement en oxygène, en nourriture, eau potable, ressources énergétiques et génétiques…

Pour ce faire, les solutions sont déjà connues : créations de réservoirs (ou zones vitales) et de corridors biologiques en Europe et au-delà, lutte contre l’émergence de zones stériles, développement de l’agriculture biologique, arrêt de la déforestation, limitation de la consommation des énergies fossiles et de l’émission des gaz à effet de serre, …

Voir dans le livre de PACE, Donne une voix à l’Europe, pages 75 à 84, l’article de Clément Morlat, chercheur, intitulé “Logiques de préservation et valeurs de la biodiversité, quels enjeux pour l’Europe ?

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Construire la République européenne

Une puissance politique de rang mondial au service des Européen(ne)s et de l’équilibre de la planète

L’Union européenne et ses limites — Source : Wikipedia S.Solberg

1. Il est temps de donner enfin au projet européen des frontières claires, de cesser de repousser sans cesse ses limites géographiques.

Depuis le grand élargissement de 2004, et l’intégration dans l’Union européenne de 11 Etats d’Europe centrale, orientale et balkanique (plus Chypre et Malte), beaucoup de citoyen(ne)s se demandent avec inquiétude jusqu’où seront repoussées les frontières extérieures de l’Union européenne.

Ma position est la suivante : seuls les petits pays des Balkans pourront rejoindre, lorsqu’ils seront prêts, l’Union européenne voire la République européenne (Serbie, Kosovo, Albanie, Moldova, Monténégro, Bosnie-Herzégovine, Ancienne République yougoslave de Macédoine, qui comptent au total 25 millions d’habitants, soit 5% de la population de l’Union qui s’élève à 506 M.), ceci afin de stabiliser cette région potentiellement explosive.Les autres (Ukraine, Belarus, Russie, Arménie, Géorgie, Turquie) n’ont pas vocation à appartenir à l’Union européenne mais pourraient participer à un espace de coopération intergouvernemental intitulé « Confédération européenne », comme l’avait proposé François Mitterrand en 1989.

PACE a repris et précisé cette proposition, avant les élections européennes de mai 2014, dans son ouvrage “Donne une voix à l’Europe” (voir page 23).

2. Création d’une agence européenne du renseignement chargée de la lutte contre le terrorisme.

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Depuis Janvier 2015, la France, le Danemark et la Belgique ont été victimes d’attentats terroristes, et plusieurs autres pays européens ont été désignés par le groupe «Etat islamique» comme étant de futures cibles.
Nous avons en Europe 28 agences nationales de renseignement avec des moyens financiers restreints et des limites géographiques nationales, pour lutter contre un seul et même ennemi qui lui, ne connaît pas les frontières.
Les récents événements prouvent que la coopération entre services nationaux et le simple échange d’informations sont devenus insuffisants. Il nous faut mutualiser ces moyens pour assurer la sécurité des Européens.

3. Création d’une police européenne des frontières capable d’intervenir rapidement.

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Aujourd’hui, quelques pays assument seuls la responsabilité du contrôle de frontières extérieures de l’Union soumises à une très forte pression migratoire. C’est le cas notamment de la Grèce, de Malte et de l’Italie. D’autres pays sont nettement moins sollicités. Il est temps de créer un corps européen chargé de la police des frontières, doté de moyens humains importants et d’une force d’intervention rapide en cas d’afflux de migrants sur une zone précise. Ses agents seront détachés par les Etats membres et payés et équipés par l’Union.

4. Mise en place d’une politique migratoire commune au sein de la République européenne, avec détermination de quotas de migrants par grande région du monde et par pays, en fonction des besoins de l’économie européenne.

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L’Union européenne, politiquement stable, économiquement plutôt prospère, culturellement riche, continue à attirer de nombreuses personnes à travers le monde. Il convient d’organiser ces flux humains en créant des portes d’entrée dans la République européenne pour l’immigration légale, en fonction des besoins de notre économie.

Il convient de bien distinguer ici l’asile et l’immigration légale. L’asile est un droit, affirmé dans de nombreuses conventions ratifiées par la France, dans la Charte européenne des droits fondamentaux, et même dans la Constitution française, droit qui doit être accordé à tous ceux qui remplissent les conditions. L’immigration légale, elle, résulte d’une politique qui doit être décidée et mise en œuvre à l’échelle européenne.

L’Union européenne fait face à des défis inquiétants : le déclin démographique et le vieillissement de sa population, d’une part, la question de l’intégration des populations non-européennes, d’autre part. La politique migratoire doit être un outil à disposition de la République européenne pour faire face aux deux premiers de ces défis sans aggraver le troisième.

Voir dans Donne une voix à l’Europe les articles “L’immigration : problème ou atout pour l’Europe” (page 59) et “Quelles améliorations faut-il apporter à la politique européenne d’asile” (page 65, écrit par Audric Alexandre et Corinne Balleix, chercheuse).

5. Réaliser des économies budgétaires importantes en mutualisant certains locaux des ambassades, consulats et instituts culturels des pays de l’Union européenne dans les Etats tiers.

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La France compte environ 160 ambassades dans le monde, et de nombreux consulats. À titre d’exemple, la nouvelle ambassade de France à Pékin dispose d’un budget de 20 millions d’euros par an pour 311 agents.

Il est possible de réaliser des économies budgétaires significatives en mutualisant, entre Etats européens, des locaux et certains services. La délivrance des visas, une des missions de nos consulats, pourrait par exemple être effectuée en commun puisque beaucoup sont délivrés au titre l’espace Schengen.

Nous, les Européens, payons autant de loyers, d’équipes de sécurité, de factures de chauffage, d’entretien des bâtiments et des jardins que nous avons d’ambassades ou de consulats dans le monde.

Inspirons-nous de l’expérience des pays scandinaves pour réduire le coût de notre réseau diplomatique. Réalisons des économies budgétaires grâce à une meilleure coordination du travail diplomatique au sein de la République européenne !

6. S’orienter vers une économie équilibrée en refusant le traité transatlantique, qui favorise les multinationales et nuit à nos acteurs économiques locaux.

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Nous avons déjà suffisamment à faire aujourd’hui pour rééquilibrer le marché intérieur européen pour ne pas nous lancer dans un marché transatlantique, d’autant plus difficile à négocier que la conception de la société et des normes est très différente aux États-Unis et en Europe.

Au lieu de ce gigantisme mondialisé, orientons-nous en France et en Europe vers l’équi-économie, c’est-à-dire une économie équilibrée faisant coexister un secteur privé très performant, tourné vers l’export, et un secteur du « bien commun » protégé de la mondialisation, composé des administrations publiques, du secteur associatif (notamment les entreprises de l’économie sociale et solidaire), des artisans, petits commerçants et petits agriculteurs. Voir ci-dessus l’article “Quelle économie pour l’Europe : vers l’équi-économie ?”, pages 45 à 57 de l’ouvrage de PACE, “Donne une voix à l’Europe”.

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Français(e), Européen(ne) et citoyen(ne) du monde

Une France au service de l’unification de l’Europe et de la résolution des grands problèmes qui affectent l’humanité

Quand on aime la France, qu’on a été nourri de son histoire si riche en rebondissements, de la conquête de César à Clovis, Charlemagne, Louis XIV, Napoléon et Charles de Gaulle, en passant par la Renaissance et la Révolution, on se demande comment la conduire, avec détermination mais avec sagesse, dans un monde qui présente beaucoup d’incertitudes, de dangers mais aussi d’opportunités.

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Alors, il faut commencer à réfléchir en utilisant l’image des poupées russes : la France est une poupée qui se situe à l’intérieur d’une poupée plus grande, l’Europe, logée elle-même dans une poupée encore plus grande, la planète. Si l’on endommage une des poupées extérieures, la terre ou l‘Europe, la poupée France est inévitablement affectée. Ce qui signifie que lorsqu’on aime vraiment la France, on ne peut pas se contenter de dire : Enfermons-nous derrière nos frontières, retrouvons notre “souveraineté” et tout ira mieux. Non, si le monde va mal, si l’Europe va mal, nous aurons mal nous aussi. Inversement, si les poupées Europe et monde vont mieux, nous irons mieux nous aussi.

Quelques exemples :

  • Le réchauffement climatique : le mois de juillet 2015 a été, dans l’ensemble du monde, le plus chaud depuis 1880 ; comment peut-on imaginer un instant être protégé par des frontières des violents dérèglements climatiques de notre planète ? Nous voyons d’ailleurs régulièrement que nous ne le sommes pas.

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  • Il en est de même de la pollution des terres et des océans, de la surpêche, du braconnage des éléphants, des rhinocéros et des grands félins, de la disparition des abeilles, des batraciens, de la destruction des forêts primaires et de toutes ces actions humaines qui mettent en péril la biodiversité et donc, à terme, l’humanité elle-même.

 

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  • La crise du Proche-Orient : les catastrophiques interventions anglo-américaine de 2003 en Irak et franco-britannique de 2011 en Libye, ainsi que la guerre civile en Syrie, ont totalement déstabilisé ces pays et ouvert des boulevards à l’islamisme radical. Il en est résulté une augmentation drastique des attentats terroristes et du nombre de migrants. Là encore, les conséquences pour la France sont directes et d’une importance majeure.

Outre les dangers ci-dessus évoqués, le futur va nous confronter aux défis de la croissance démographique mondiale, notamment en Afrique, de la raréfaction de l’eau douce, de l’élévation du niveau des mers (conséquence de la fonte des glaciers) etc..

Quand on prétend être candidat à la présidence de la République, on ne doit pas présenter aux citoyen(ne)s des solutions simplistes pour essayer de les séduire, mais faire appel à leur intelligence pour les sensibiliser aux vrais problèmes qui se posent ou vont se poser à leurs enfants et trouver avec eux les meilleures solutions.

Ces solutions ne peuvent être que collectives et coordonnées.

C’est pour cela que des hommes inspirés ont lancé le processus d’intégration européenne, il y a 2/3 de siècle (1950). Pour substituer à nos empires coloniaux perdus (et il était logique et légitime que nous les perdions), une puissance nouvelle plongeant ses racines dans l’empire romain et celui, “franco-allemand”, de Charlemagne qui recouvrait, à peu de choses près, l’Europe des Six que nous avons créée en 1950 (moins la Bretagne et le sud de l’Italie mais avec la Catalogne en plus).

Contrairement à une opinion très “tendance”, je reste convaincu que la France a plus que jamais besoin d’Europe. Dans un monde de 7,4 milliards d’habitants, les 67 millions de Français représentent 0,09 % de la population globale. Dans 14 ans, en 2030, nous ne pèserons plus que 0,08 % de la population planétaire (8,5 milliards). Si nous allons plus loin dans notre unité avec l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Bénélux, pour ne citer que nos voisins immédiats, nous devenons, avec 275 M. de citoyen(ne)s, la 4ème puissance démographique au monde après la Chine (1,4 Md), l’Inde (1,3 Md) et les Etats-Unis (323 M.), au coude à coude avec l’Indonésie (259 M.) et loin devant le Brésil (205 M.), le Pakistan (193 M.) et la Russie (144 M.).

Force est de constater que nombre d’anciennes grandes puissances européennes sont devenues, à l’échelle mondiale, de petits acteurs. C’est le cas de la Suède, de l’Espagne, du Portugal, des Pays-Bas, de l’Autriche. Suite au Brexit, le Royaume-Uni pourrait se retrouver amputé de l’Ecosse et relativement marginalisé. Nous, Français(es), voulons-nous suivre le chemin du déclin politique, et nous retrouver à la merci de forces beaucoup plus puissantes qui ne nous feront pas de cadeaux, ou bien construire avec nos cousins européens une nouvelle puissance, fédérale ?

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Pour moi, il n’y a pas à hésiter plus longtemps, face à tous les défis et à toutes les menaces qui nous assaillent. Voilà pourquoi je suis déterminé à construire La République européenne, union politique qui rassemblera les pays de l’Union européenne qui ont envie d’aller de l’avant.

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L’actualité nous le prouve chaque jour : les grands problèmes et enjeux de notre génération sont européens, voire mondiaux. De la crise grecque au combat contre le terrorisme en passant par la lutte contre le réchauffement climatique ou la crise des réfugiés, les solutions doivent être pensées à l’échelle européenne pour convaincre le reste de la planète.

« La France ne peut être la France sans la grandeur », écrivait Charles de Gaulle.

Pour notre pays, aujourd’hui, la grandeur consisterait à s’engager fortement, en étroite collaboration avec nos partenaires européens, notamment l’Allemagne, et en impliquant la jeunesse, au service de l’unification du continent européen et de la résolution des grands problèmes qui affectent l’humanité.

Ainsi la France millénaire pourrait-elle démontrer qu’il est possible de concilier harmonieusement l’attachement à sa patrie, sa nationalité, avec la qualité de citoyen européen et, aussi, sur certains sujets d’intérêt global comme le réchauffement climatique, l’accès à l’eau ou le maintien de la paix, avec celle de citoyen du monde.

Londres, 18 juin 2016 : hommage au Général de Gaulle à Carlton Gardens, siège de la France Libre, en présence de Roger CASALE, président fondateur de NEW EUROPEANS.

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